Bulletin cosmologique

Titre

Bulletin cosmologique

Statut

Année de publication

Périodique de publication

Volume

4

Pagination

311-315

Type d'intervention

Sous-Domaine disciplinaire

Théorie scientifique examinée

Thèse - Objectif :

Présenter les ouvrages de Michelitz (Atomismus, Hylemorphismus und Naturwissenschaft (1897)), Legrésille (Quel est le point de vue le plus complet du monde etc ? (1897)), Mabilleau (Histoire de la philosophie atomistique (1896)) et Lahousse (Prœlectiones metaphysicœ specialis (1896))

Discuter brièvement les théories mécanistes, atomistes et dynamistes et promouvoir la théorie thomiste pour les études de cosmologie

Acculturation

Non

École philosophique

Néo-Thomisme

Référence bibliographique

  • Michelitz, Anton, Atomismus, Hylemorphismus und Naturwissenschaft, Graz, 1897

  • Legrésille, H, Quel est le point de vue le plus complet du monde etc ?, Paris, 1897

  • Mabilleau, L.,Histoire de la philosophie atomistique, Paris, Alcan, 1896

  • P. Lahousse, S. J., Prœlectiones metaphysicœ specialis — Vol. I. Cosmologia, Lovanii, 1896

Commentaire référence bibliographique
  • L'objectif de l'ouvrage de Michelitz est de faire la preuve que la théorie thomiste s'harmonise avec les faits et théories chimiques actuelles :

    «  Cet ouvrage ne comprend qu’une centaine de pages. Le premier tiers est tout entier consacré à l’étude des phénomènes chimiques : mélange, combinaison, phénomènes d’isomérie, de polymérie, d’allotropie, lois de poids et de volume, etc… on le sait, c’est de cet ensemble de faits que se réclame généralement la théorie mécanique. Bien loin, cependant, d’y voir des difficultés sérieuses contre la théorie aristotélicienne, M. Michelitz se croit autorisé à en déduire toute une série de preuves en faveur de la transformation essentielle de la matière. Tout au moins, l’interprétation scolastique semblerait s’harmoniser mieux avec les faits que l’atomisme philosophique. Peut-être, les considérations et les vues émises à ce sujet, n’emporteront-elles point les convictions des hommes de science ; elles sont dignes, néanmoins, d’un examen sérieux. Après avoir parcouru rapidement le domaine de la chimie, qui est avant tout le domaine des transformations substantielles, l’auteur fait l’exposé de la théorie thomiste et de ses preuves. L’étude des propriétés de la matière lui donne l’occasion d’aborder les faits principaux de l’ordre physique et de réfuter successivement les interprétations exclusivement mécanistes que la science moderne en a données. Le travail se termine par l’histoire abrégée de l’atomisme et de la théorie scolastique. » (Nys (1897), p. 311)

  • L’objectif de l’ouvrage de Legrésille est de montrer que le point de vue le plus complet du monde et les principes de la raison universelle repose sur un dynamisme proche du Leibnizianisme : 

    « Les deux parties que comprend ce livre sont la réponse à ces deux questions : 1° Quel est le point de vue le plus complet du monde ? 2) Quels sont les principes de la raison universelle ? Au dire de l’autre « le point de synthétique réclame l’unification de la raison et l’unification de la science. Deux méthodes nous permettent d’y arriver : la première consiste à déduire de la raison unifiée, par voie de démonstration les lois du monde intelligible ; la seconde consiste à partir de la monade qui fait fonction d’atome primordial pour arriver aux éléments des corps bruts et à ceux des corps organisés. » Telle est l’idée maîtresse de la première partie. M. Legrésille, on l’entend, professe le dynamisme à outrance, très voisin du Leibnizianisme. Il n’hésite même pas à attribuer à l’atome primordial un pouvoir spontané d’orientation et d’autorotation, voire même une liberté restreinte. Un exposé des principes de la raison pure, de la raison morale et de la raison scientifique, une preuve de l’existence de Dieu tirée de la raison universelle, font l’objet de la seconde partie. » (Nys (1897), p. 312)

     

  • L’objectif de l’ouvrage de Mabilleau est d’exposer l’évolution de l’atomisme (atomisme dans l’antiquité, atomisme au moyen âge et atomisme dans les temps modernes) et de le promouvoir comme philosophie de l'avenir

  • L’objectif de l’ouvrage de Lahousse est de déterminer, à partir de la théorie thomiste, les causes constitutives, la cause efficiente et la cause finale de l’univers matériel

Discute :

  • Legrésille, H, Quel est le point de vue le plus complet du monde etc ?, Paris, 1897

  • Mabilleau, L.,Histoire de la philosophie atomistique, Paris, Alcan, 1896

Commentaire Discute
  • Nys reproche à Legrésille sont ralliement aux doctrines dynamistes

    Tout en reconnaissant la valeur du travail historique réalisé par Mabilleau, Nys discute les conclusions philosophiques de l'auteur, en particulier celles en faveur de l'atomisme philosophique : 

    « Au terme de ce beau travail, M. Mabilleau se plaît à mettre en lumière la valeur scientifique et philosophique de la doctrine atomistique. Après avoir suivi si patiemment la lente évolution de ce système à travers les âges, on comprend aisément, qu’en présence du prestige dont il jouit à l’heure présente et du rôle immense qu’il joue dans les sciences naturelles, l’auteur se plaise à le considérer comme la philosophie de l’avenir. C’est là un enthousiasme facile à comprendre, mais que nous ne saurions partager. Et si Voltaire a pu dire que la philosophie corpusculaire est le plus court chemin pour trouver l’âme et Dieu, l’histoire contemporaine ne semble nullement devoir confirmer ce pronostic. » (Nys (1897), p. 314)

Intervention citée

Non

Intervention discutée

Non

URL

www.persee.fr/doc/phlou_0776-5541_1897_num_4_15_3123

Fiche complète

Oui

Créateur de la fiche

Greber, Jules-henri

Bulletin cosmologique est le deuxième compte-rendu publié par Nys dans la Revue néo-scolastique. Parue en 1897, l’intervention est une présentation des ouvrages de Michelitz[1](Atomismus, Hylemorphismus und Naturwissenschaft (1897)), Legrésille[2](Quel est le point de vue le plus complet du monde etc ?(1897)), Mabilleau[3](Histoire de la philosophie atomistique (1896)) et Lahousse[4](Prœlectiones metaphysicœ specialis(1896)). Cette présentation est l'occasion pour Nys de discuter brièvement les théories mécanistes, atomistes et dynamistes et de promouvoir la théorie thomiste pour les études de cosmologie. 


[1]L'objectif de l'ouvrage de Michelitz est de faire la preuve que la théorie thomiste s'harmonise avec les faits et théories chimiques actuelles : «  Cet ouvrage ne comprend qu’une centaine de pages. Le premier tiers est tout entier consacré à l’étude des phénomènes chimiques : mélange, combinaison, phénomènes d’isomérie, de polymérie, d’allotropie, lois de poids et de volume, etc… on le sait, c’est de cet ensemble de faits que se réclame généralement la théorie mécanique. Bien loin, cependant, d’y voir des difficultés sérieuses contre la théorie aristotélicienne, M. Michelitz se croit autorisé à en déduire toute une série de preuves en faveur de la transformation essentielle de la matière. Tout au moins, l’interprétation scolastique semblerait s’harmoniser mieux avec les faits que l’atomisme philosophique. Peut-être, les considérations et les vues émises à ce sujet, n’emporteront-elles point les convictions des hommes de science ; elles sont dignes, néanmoins, d’un examen sérieux. Après avoir parcouru rapidement le domaine de la chimie, qui est avant tout le domaine des transformations substantielles, l’auteur fait l’exposé de la théorie thomiste et de ses preuves. L’étude des propriétés de la matière lui donne l’occasion d’aborder les faits principaux de l’ordre physique et de réfuter successivement les interprétations exclusivement mécanistes que la science moderne en a données. Le travail se termine par l’histoire abrégée de l’atomisme et de la théorie scolastique. » (Nys (1897), p. 311)

[2]         L’objectif de l’ouvrage de Legrésille est de montrer que le point de vue le plus complet du monde et les principes de la raison universelle repose sur un dynamisme proche du Leibnizianisme : « Les deux parties que comprend ce livre sont la réponse à ces deux questions : 1° Quel est le point de vue le plus complet du monde ? 2) Quels sont les principes de la raison universelle ? Au dire de l’autre « le point de synthétique réclame l’unification de la raison et l’unification de la science. Deux méthodes nous permettent d’y arriver : la première consiste à déduire de la raison unifiée, par voie de démonstration les lois du monde intelligible ; la seconde consiste à partir de la monade qui fait fonction d’atome primordial pour arriver aux éléments des corps bruts et à ceux des corps organisés. » Telle est l’idée maîtresse de la première partie. M. Legrésille, on l’entend, professe le dynamisme à outrance, très voisin du Leibnizianisme. Il n’hésite même pas à attribuer à l’atome primordial un pouvoir spontané d’orientation et d’autorotation, voire même une liberté restreinte. Un exposé des principes de la raison pure, de la raison morale et de la raison scientifique, une preuve de l’existence de Dieu tirée de la raison universelle, font l’objet de la seconde partie. » (Nys (1897), p. 312)

[3]         L’objectif de l’ouvrage de Mabilleau est d’exposer l’évolution de l’atomisme (atomisme dans l’antiquité, atomisme au moyen âge et atomisme dans les temps modernes) et de le promouvoir comme philosophie de l'avenir

[4]         L’objectif de l’ouvrage de Lahousse est de déterminer, à partir de la théorie thomiste, les causes constitutives, la cause efficiente et la cause finale de l’univers matériel.